Le ministère de l’Environnement (MdE), à travers le Bureau national Ozone (BNO), en partenariat avec le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), a officiellement lancé, ce mardi 28 juillet 2026, la première cohorte de formation certifiante intensive (PFCI) en réfrigération et en climatisation. Cette initiative permettra à 60 jeunes issus des camps de déplacés de la zone métropolitaine, dont 28 jeunes filles, de suivre trois mois de formation intensive afin d’acquérir des compétences techniques favorisant leur insertion professionnelle et l’utilisation de technologies plus respectueuses de l’environnement.
« Ce programme s'inscrit dans la continuité d'un engagement de longue date que nous menons aux côtés du ministère de l'Environnement et du Bureau national de l'ozone, dans la mise en œuvre du Protocole de Montréal. Depuis plusieurs années, le PNUD accompagne Haïti dans l'élimination progressive des substances qui appauvrissent la couche d'ozone, et dans la promotion de technologies plus sûres et plus respectueuses de l'environnement. Aujourd'hui, cet engagement environnemental rejoint un engagement tout aussi essentiel : celui envers la jeunesse haïtienne », a déclaré le représentant résident du PNUD en Haïti, Xavier Michon.
« Soixante jeunes, âgés de 16 à 30 ans, en situation de déplacement, s'apprêtent à suivre une formation intensive de trois mois qui les conduira au certificat d'aptitude professionnelle, reconnu par l'Institut national de formation professionnelle (INFP). Je tiens à insister sur un point qui nous tient particulièrement à cœur : au moins la moitié des bénéficiaires sont de jeunes femmes. Dans un secteur technique encore trop souvent perçu comme réservé aux hommes, ce choix est un acte concret en faveur de l'égalité des genres, et un signal fort envoyé à toute une génération de jeunes haïtiens », souligne M. Michon.
« Ce que nous célébrons aujourd'hui n'est pas seulement le début d'une formation technique. C'est une réponse concrète, mesurable, à une double urgence : celle de la protection de notre environnement commun, et celle de l'insertion socioéconomique de jeunes qui, malgré les épreuves du déplacement, font le choix de se former, d'apprendre un métier, de se donner un avenir », a-t-il ajouté.
« Pour le PNUD, investir dans ces soixante jeunes, c'est investir dans la résilience d'Haïti. C'est croire que la formation professionnelle, l'esprit d'entreprise et la maîtrise de technologies propres sont des leviers puissants de transformation, pour les individus comme pour les communautés », a indiqué le représentant résident du PNUD en Haïti.
« Aux bénéficiaires ici présents, je voudrais m'adresser directement : les trois prochains mois exigeront de vous de la discipline, de l'assiduité et de l'engagement. Une allocation mensuelle de 120 dollars américains, soit 15 000 gourdes, sera versée aux jeunes femmes, et de 100 dollars américains, soit 13 000 gourdes, aux jeunes hommes, chaque mois durant les trois mois de la formation. Sachez que vous ne serez pas seuls : le PNUD et le ministère de l'Environnement seront à vos côtés jusqu'à la remise de vos certificats. Ce diplôme sera le vôtre, mais il sera aussi la preuve tangible qu'un partenariat entre l'État, les Nations unies et une institution de formation haïtienne peut changer des trajectoires de vie », détaille Xavier Michon.
« Cette formation rappelle que l’environnement est un secteur transversal qui a son rôle à jouer dans la stabilisation du pays. La formation que vous recevez aujourd’hui, c’est notre contribution dans le secteur vers une paix plus durable. Cela peut aider à réduire la délinquance juvénile et faire en sorte que les jeunes soient moins exposés aux activités illégales », a déclaré le ministre de l’environnement, Valery Fils-Aimé, manifestant sa joie de lancer cette formation.
Selon Jean Rosnel Etienne, cadre senior du Bureau national de l’Ozone, ce projet vise à former les jeunes sur tous les aspects du froid et à améliorer les capacités techniques et pratiques pour une manipulation durable des équipements de climatisation et de réfrigération.
« Cette initiative se veut un catalyseur du changement. Elle place la climatisation et la réfrigération au cœur des enjeux contemporains: efficacité énergétique, respect de l’environnement, innovation technologique et responsabilité sociale. Les participants seront des ambassadeurs, porteurs d’un savoir-faire moderne et d’une vision nouvelle capables de diffuser les bonnes pratiques dans leurs communautés », a indiqué M. Etienne.






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