

Convaincre les différents secteurs de la vie nationale, mais surtout les acteurs sur l’échiquier politique, de la nécessité de s’asseoir autour d’une table afin d’accoucher une entente globale autour des intérêts d’Haïti est la nouvelle proposition que défendent actuellement les membres de la structure politique baptisée : « Mouvement national pour la transparence. Toutouni ». « Akò global sou 25 lane ». À l’émission « Haïti, sa k ap kwit », jeudi 8 avril 2021, la coordonnatrice de la section « Genre et équité » au sein de cette structure, Murielle Morné, croit qu’il est temps que les acteurs apportent des réponses structurelles, institutionnelles aux différents défis auxquels le pays est confronté.

L’Ecole normale supérieure (ENS), la plus grande institution publique formant, chaque année, de nouveaux cadres, des enseignants pour le système éducatif haïtien, n’est toujours pas en possession de son nouveau local provisoire, tel qu’il a été annoncé, depuis novembre 2020, par le Premier ministre Joseph Jouthe qui, accompagné des dirigeants de l’Université d’Etat d’Haïti et de l’ENS, s’était rendu sur les lieux à la fin du mois de novembre 2020 . Contacté par le journal, le chef du gouvernement assure que le dossier est en cours de finalisation. « Je connais leurs douleurs et leurs souffrances », fait-il savoir, s’agissant des étudiants qui continuent d’attendre, dans l’espoir d’une reprise normale des activités académiques et administratives à l’ENS.

L’économiste n’y va pas avec le dos de la cuillère. Les grandes dépenses du pouvoir en place, dans la gestion de la chose publique, n’ont pas été efficaces. Elles sont dommageables pour l’économie haïtienne. L’administration de Jovenel Moïse a « catastrophé les finances publiques », critique Enomy Germain, qui répondait aux questions du journaliste Robenson Geffrard, sur Télé 20, à l’émission « Haïti, sa k ap kwit », mercredi 31 mars.

Bientôt un mois depuis l’échec de l’opération policière ayant conduit au meurtre d'agents des forces de l’ordre à Village-de-Dieu (contrôlé par des gangs armés), de nombreux citoyens attendent encore…

Malgré les contestations de différents acteurs de l’échiquier sociopolitique, le président Jovenel Moïse entend poursuivre son projet de doter le pays d’une nouvelle Constitution. L’ancien Premier ministre Évans Paul, qui ne croit pas que les conditions sont réunies pour y parvenir, invite, toutefois, les autres acteurs à ne pas laisser le chef de l’État concrétiser seul ledit projet. Pour prendre une telle décision, il faut trouver un « accord politique », soutient l'homme politique, lundi 5 avril, lors de sa participation à l’émission « Haiti, sa k ap kwit » sur télé 20.

L’inscription des « savoirs, savoir-faire et pratiques liés à la préparation traditionnelle de la soupe au Giraumon » sur la Liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité auprès…

Haiti-Diplomatie
« John Woosely Morisset, Olivier Théralus, Stéphanie Nahomie, Edwin Célius Ceyi, John Landy Désilas, Jackenson Saint Julien, Peterson Benjamin, Jacky-Chen, Kelly Jean, Jean Hugues Miracle » sont les nouveaux jeunes cadres du Ministère des Affaires étrangères (MAE), qui devront représenter Haïti, dans des services extérieurs de la chancellerie. Ces jeunes diplomates, recrutés sur concours, devront participer au renforcement de la machine diplomatique tout en dynamisant davantage la politique extérieure d’Haïti.

Doter le pays, coûte que coûte, d’une nouvelle Constitution reste l’un des projets phares sur lequel le président de la République, Jovenel Moïse, n’entend pas lésiner, en dépit des dissensions observées au niveau des acteurs dans la société. Le chef de l’État, qui n’en démord pas, prend toutes les dispositions pour aboutir à un référendum, prévu cette année, pour accoucher de cette constitution qui, pour l’ancien député Jerry Tardieu, sans l’ombre d’un doute, va créer plus d’instabilité dans le pays.

Une équipe de jeunes universitaires gonaiviens, mordus de la technologie, du numérique, ont lancé en fin de janvier aux Gonaïves, un incubateur versant dans le domaine de la technologie, du numérique : Le Centre d’innovation technologique d’Haïti pour le développement durable (CITHADD). Cette jeune institution, qui a déjà participé à un bon nombre d’événements nationaux et internationaux, liés au monde du numérique, offre des expertises en développement web et applications mobiles, marketing numérique, gestion de projets, etc.

Le pays est dirigé par un pouvoir exécutif illégal, depuis le 7 février 2021, selon l’ancien ministre de la Justice, Bernard Gousse, qui était l’invité de l’émission « Haïti, sa k ap kwit », le jeudi 18 mars, sur la chaine 20. Pour l'homme de loi, cette date avait marqué la fin du mandat constitutionnel du président de la République qui continue par ailleurs d’adopter un ensemble de décrets pour diriger la nation. Le chef de l'État n’a ni la qualité ni la légitimé d'adopter un ensemble des mesures pour diriger le pays.

En Haïti depuis 1987, l’Agence universitaire de la francophonie (AUF) est une institution internationale qui offre un certain accompagnement à un ensemble d'institutions d’enseignement supérieur en Haïti. En raison de son large réseau à l’échelle mondiale, l’Agence favorise différents niveaux d’échanges de savoir, en matière de coopération universitaire, entre des universités locales et des universités étrangères, dont sont bénéficiaires particulièrement des étudiants, enseignants et chercheurs.

La mairesse assesseure du Cartel municipal des Gonaïves, Me Nicaëla Bien-Aimé à lancé, le 8 mars dernier, à l’occasion de la journée internationale des droits de la femme, un projet baptisé « Fanm kore fanm », qui entend supporter et d'encadrer des femmes évoluant dans le commerce, tant aux Gonaïves que dans d’autres endroits du pays. L’occasion pour elle d’honorer un ensemble de femmes, dont des commerçantes et d’autres personnalités influentes sur les réseaux sociaux ou dans leur milieu de fonctionnement.

La Faculté d’agronomie et de médecine vétérinaire de l’Université d’État d’Haïti et le campus Henri Christophe de Limonade ont organisé, cette fin de semaine, chacun de son côté, une cérémonie dans laquelle diverses personnalités issues du milieu académique ont rendu un dernier hommage au professeur Audalbert Bien-Aimé, qui a présidé le conseil de gestion du campus Henri Christophe de Limonade.

La dernière intervention des forces de l’ordre dans le quartier populaire Village-de-Dieu, contrôlé par des individus armés, s’est soldée, le vendredi 12 mars 2021, par un échec cuisant, notamment du côté de la police dont plusieurs membres ont été tués et d'autres grièvement blessés par balle. Si certains évoquent une opération mal planifiée, le coordonnateur du Syndicat national des policiers haïtiens (Synapoha), Lionel Lazarre, lui, parle « d’une opération sabotée » par un inspecteur général de la PNH. L’agent de l’ordre, qui était, lundi soir, sur le plateau de l’émission « Haïti, Sa k ap kwit » de Télé 20, appelle les autorités à fixer les responsabilités et invite les acteurs impliqués dans cet échec à tirer leur révérence.

C’est à l’initiative d'un groupe d'étudiants que la Faculté d’ethnologie, entité de l’Université d’Etat d’Haïti, qui traverse actuellement une crise électorale, a célébré, en dépit des maigres ressources, son quatre-vingtième anniversaire, le 10 mars 2021. Journée portes ouvertes, conférences-débats, film-documentaire, jeux traditionnels, expositions d’œuvres artistiques et littéraires et animations culturelles ont figuré au menu offert à la communauté de cette institution classée parmi les pionnières pour toute la région de la Caraïbe, pour les études en sciences humaines et sociales.

Les cas de kidnapping auxquels le pays est confronté en ce moment échappent au contrôle des forces de l’ordre, lesquelles ne parviennent toujours pas à adopter des stratégies efficaces. Les mesures annoncées par les autorités ne sont pas suffisantes pour enrayer le phénomène, selon le spécialiste en sécurité publique James Boyard, sur le plateau de l’émission « Haïti, sa k ap kwit ? » de Télé 20, mercredi soir.

Depuis quelque temps, certains artistes haïtiens, tant sur les réseaux sociaux que dans des médias traditionnels, font l’objet d’un ensemble de critiques fustigeant « leur connivence » avec des groupes armés, notamment parce qu’ils choisissent de participer à des spectacles à l’invitation de ces derniers. Mais pour le chanteur populaire Roosevelt Saillant, dit « BIC Tizon Dife », il est trop facile d’indexer les artistes quand l’Etat n’est pas en mesure d’assumer ses responsabilités. Pour lui, eu égard à la réalité du pays, refuser de jouer pour un bandit qui vous le demande directement, c’est déclarer la guerre à celui-ci.

L’électrification de tout le pays 24h/24 reste l’une des promesses phares du président Jovenel Moïse qui, à chaque intervention publique, ne manque l’occasion d’évoquer les efforts de son administration pour y parvenir. Si certains doutent encore de la matérialisation de ce projet, le ministre des Travaux publics, Transports et Communications (MTPTC), l’ingénieur Nader Joiséus, invité jeudi à l’émission « Dèyé Kay » de Télé 20, assure que les travaux vont bon train.

Jusqu’à son départ, le mercredi 3 mars 2021, à la suite d’une embolie pulmonaire, le professeur de carrière Audalbert Bien-Aimé, a présidé le conseil de gestion du campus Henry Christophe de l’UEH à Limonade depuis 2015. Ce professeur, ayant formé toute une kyrielle de générations d’ingénieurs-agronomes notamment à la Faculté d’agronomie et de médecine vétérinaire (FAMV), est présenté comme un homme d'une grande rigueur académique, d’une grande simplicité, d'un certain sens de l’écoute et de sagesse tant par le rectorat de l’Université d’Etat d’Haïti (UEH) que par certains acteurs l’ayant côtoyé durant des années.

« Matrimoine afro-américano-caribéen (MAAC) » est le nom de ce projet favorisant la découverte et la valorisation de différentes artistes afro-américano-caribéennes, dont la production est réinterprétée à la lumière de la notion de « matrimoine », pour pouvoir récupérer mais surtout valoriser le processus de transmission des « legs au féminin ». Ce projet, actuellement piloté par le professeur Patrick Attié, directeur de l’Ecole supérieure d'infotronique d'Haïti (ESIH), le professeur Daniel Rodrigues, de l’Université Clermont-Auvergne (France) et la professeure Karine Bienac- Giroux, de l’Université des Antilles et de la Guyane (UAG), est financé par l’Agence universitaire de la francophonie (AUF).