Le président Michel Joseph Martelly bouge beaucoup. Son train de vie actuel ressemble à celui du « président du compas en tournée », de la star adulée, incapable de se passer du contact dopant de la foule. Le congé des caméras, des plateaux de télé, des magnétophones, des unes de journaux n’est pas accepté. On doit parler de lui. C’est l’homme. C’est aussi le politique sans majorité au Parlement, qui montera peut-être une structure politique ou qui  supportera éventuellement des candidats aux prochaines sénatoriales.  

Si certains disent qu’avec Martelly c’est « l’overdose de  communication », d’autres ne lui tiennent pas rigueur pour l’instant. Avant lui,  Aristide aimait « paraître », Jean-Claude Duvalier était un petit prince fastueux. Cependant, ceux qui font en outre l’économie d’interrogation sur l’efficacité d’un président globe-trotteur fuyant vraisemblablement les dossiers, la coordination avec le Premier ministre de l’action gouvernementale, affichent une préoccupation ponctuelle : la sûreté et la sécurité du président Michel Joseph Martelly au cours de ses multiples déplacements.