Les Cayes, ce jeudi, le Cap-Haïtien, hier, et encore ce jeudi, ont connu des journées mouvementées. Manifestations, grève, sit-in, ces mots sortent du placard pour reprendre place dans le vocabulaire de l’actualité.

Le Cap-Haïtien et les Cayes, villes pro-Martelly par excellence, boudent, tapent timidement du pied. La présidence, le gouvernement n’ont pas su les rassurer ni assurer le service minimum, se plaignent-ils. Chaque grogne a ses racines, chaque ville, chaque groupe, ses raisons de se sentir délaissé, oublié, méprisé par un pouvoir nourri de leur sueur, de leur vote, de leur passion.