En désignant, sans tarder, ses représentants à la commission devant réfléchir sur la nature du Conseil électoral qui doit organiser les élections pour le renouvellement du tiers du Sénat et des collectivités territoriales, le Parlement prend de vitesse le pouvoir exécutif pour prouver sa bonne foi. Depuis mercredi, les deux branches du pouvoir législatif ont rendu publics les noms de leurs représentants au sein de ladite commission. Les trois députés et les trois sénateurs désignés attendent le signal du pouvoir exécutif pour se mettre au travail afin de trouver une issue à la crise née de la publication du premier amendement de la Constitution de 1987. L’organisation « Religions pour la paix », qui a offert sa médiation après plus de deux mois de discussions sans succès entre les décideurs de ces deux pouvoirs sur la nature de l’organisme électoral, doit incessamment faire choix de ses représentants dans cette commission pour aider à trouver un modus operandi entre le président de la République et les parlementaires sur ce dossier brûlant de l’actualité.
Si Martelly accepte la médiation de « Religions pour la paix » sur la nature du Conseil électoral, il va sans doute assouplir sa position quant à sa volonté de parvenir à la formation du Conseil électoral permanent conformément à la Constitution amendée. L’effectif réduit de la Chambre haute, amputée d’un tiers de ses membres depuis la fin du mandat de dix sénateurs en mai dernier, est l’obstacle majeur dressé sur le chemin du président de la République qui n’a pas su créer les conditions nécessaires à l’organisation des élections avant la fin du mandat des parlementaires. Il devient très improbable pour les protagonistes de se pencher davantage sur la possibilité de mettre en place un Conseil électoral permanent. Un Conseil électoral provisoire ou un Conseil électoral transitoire sera, selon toute vraisemblance, le sujet de discussion de cette commission spéciale prônée par les acteurs politiques lors des premières discussions survenues lundi soir au Karibe entre le président de la République et les sénateurs.




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