Haïti n’est plus sous « les spotlights ». La fenêtre d’attention, entrebâillée, s’est refermée. Des ONG, en prospection de nouvelles catastrophes, sont déjà loin. Le fric ne coule plus à flots pour des résultats si imperceptibles. Ce vendredi, c’est le Fonds Clinton/Bush qui annonce à l’AP sa fermeture le 31 décembre 2012. Les 54 millions de dollars collectés pour venir en aide au pays ont été dépensés. Certains donneront leur main à couper que cet argent n’a pas financé des secteurs productifs de l’économie. D’autres diront le contraire. Les choses, ici, ne sont ni blanches ni noires malgré les évidences.

Dans ce pays où tout est gris, l’atmosphère tourne de plus en plus à la grisaille . En cette fin d’année 2012, des « amis » de deux institutions du Bretton Woods (Banque mondiale et FMI), disent  que demain ne sera pas rose bonbon. Eu égard au tarissement de l'aide, M. Kim a lancé un appel. « Ce n’est pas le temps d’arrêter le support à Haïti », avait lâché Jim Yong Kim, le président de la Banque mondiale, le 7 novembre en mettant un terme à sa visite dans le pays. Son optimisme démesuré quant à l’existence d’un bon momentum pour changer le pays contrastait avec son appel à l’aide en faveur d’Haïti, où bien des formules d’assistance ont pitoyablement échoué.