Les carnets sont mûrs, ils tombent, affichés sur les murs de l’annexe du Conseil électoral, à Frères. Secs. Durs. Attendus. Avec peu de vraies surprises, les carnets balisent la route pour la suite de la compétition. Les rumeurs étaient suralimentées. C’est comme si chacun a cherché à jouer à faire peur à l’autre pour le pousser à la faute. Cela n’a pas eu de prise sur les nerfs. Nos élèves-candidats ont bien résisté à la tentation de la violence ou de se faire justice. Jusqu’à présent. Après cette fournée, composée de candidats stoppés dans leur élan ou mis à la porte des élections, il reste aux concernés la possibilité de faire appel ou pas. Au choix. Il y aura toujours l’ami d’un ami ou un courtier en assurance sans assurance qui vous vendra la certitude qu’il peut vous arranger le coup et vous faire triompher haut la main des obstacles couchés en travers, sur le chemin de vos ambitions. Que de blagues ne raconte-t-on pas sur les millions dépensés par les candidats en délicatesse. Depuis toujours, qui dit élection dit machine électorale et qui dit CEP dit juges, jugements et justice huilée. Faut-il rappeler que rarement les millions investis dans le détournement de la mauvaise foi des hommes ont servi à quelque chose en matière électorale. Quand le carnet est donné, il faut s’y faire. Il est déjà le signe que votre dossier est mis à l’index. Qu’un tournant est pris dans la course vers les prochaines élections. Comme s’en est plaint une journaliste sur Twitter, mardi soir, toute décision qui entraîne un appel est une décision qui va entraîner une décision. Il faut donc encore attendre que l’affaire des carnets soit totalement épuisée pour que la voie des élections s’ouvre enfin. Nous sommes encore aux mouvements de mise en train pour les élections 2015. La route sera longue, le rythme lent et l’incertitude totale, jusqu’au bout, quant à savoir si nous arriverons à bon port.