L’arrêté est publié. Le second tour de la présidentielle et les législatives complémentaires sont pour le 24 janvier 2016. C’est officiel. Cette décision prise en Conseil des ministres est signée de vingt et un ministres du gouvernement, du premier ministre et du président de la République. Elle fait suite à une demande du Conseil électoral. Le CEP décidera quand ouvrir et fermer la campagne électorale.
Du 25 octobre 2015 au 24 janvier 2016, cela fera trois mois depuis que le premier tour de la présidentielle s’était tenu. Trois mois pour dépouiller, contester, évaluer, négocier. Le dépouillement entraîna les contestations qui provoquèrent l’évaluation.
Alors que l’arrêté est sorti, on ignore si les négociations ont abouti pour convaincre Jude Célestin, le candidat contestataire et réticent, d'accepter de prendre part au second tour, de participer à la course.
Jusqu’à ce mercredi matin, Célestin faisait valoir ses conditions tout en supportant les demandes du secteur démocratique pour le démantèlement du Conseil électoral et même le départ du gouvernement en place. Les jours ou les heures qui viennent éclaireront l’opinion publique.
Quelques minutes après la publication de l’arrêté convoquant le peuple haïtien dans ses comices, l’Église catholique a rendu publique la lettre de démission de Ricardo Augustin, celui que les évêques avaient désigné pour être membre du Conseil électoral. La Commission d’évaluation électorale indépendante, où siégeait un évêque, avait demandé le départ de ceux du CEP qui avaient été mouillés par des accusations de corruption, Augustin n'était pas du lot.
Pour le moment, on ignore si Augustin ouvre le bal des partants ou sort seul de l’aventure électorale. Les jours ou les heures qui viennent éclaireront l’opinion publique.
On ne sait pas non plus quelles sont les recommandations de la Commission d’évaluation électorale indépendante que le gouvernement et le CEP s’abaisseront à suivre.
Du 7 au 24 janvier, les candidats qui y prendront part disposent de 17 jours pour conduire une élection présidentielle, des sénatoriales et des législatives, cela paraît peu. Le CEP a 17 jours pour corriger les erreurs du passé et faire mieux que la dernière fois, cela paraît impossible. De combien de jours dispose le pays pour éviter une aventure sans nom?
Nous sommes en mode adelante !!! Sans trop savoir où nous allons. Avec une opposition qui n'est pas en mesure d'imposer ses quatre volontés, Martelly a pris la décision de forcer le destin et de bousculer les critiques. Adelante!!!
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