Même si les enlèvements et les homicides se poursuivent, la zone métropolitaine de Port-au-Prince connaît un certain répit depuis quelques semaines. En certains endroits, les armes se sont tues. Il n’y a pas de « kouri » provoqués par des rafales ni d’exode d’hommes, de femmes, d’enfants en pleurs fuyant des quartiers attaqués pour sauver leur peau. À Cité Soleil, les seigneurs de la guerre observent une trêve. Personne ne sait combien de temps va durer cette accalmie.
Pour le moment, il est difficile de faire des plans sur la comète, de prévoir la durée de cette période de relative tranquillité. Les bandits, avec Bwa Kale, ont été ébranlés. Mais les rapports de force n’ont pas pu être inversés de manière significative, notoire et déterminante. La PNH n’est pas devenue plus forte. La police n’est pas maîtresse du périmètre de son alma mater, l’école de police, à Frères. Le chef de gang Vitelhomme Innocent y règne en maître. Il peut commander des enlèvements, des opérations punitives dans un rayon important autour de son fief, à Torcel. Tabarre, Frères, Pernier, Carradeux, Kay Gro, Fatima, Colette, Péguy-Ville… sont comme son arrière-cour. Les personnes kidnappées, séquestrées dans ses geôles doivent impérativement négocier leur libération. La PNH, ce bébé fragile dont le besoin de renforcement est discuté lors de réunions internationales sur Haïti, n’est pas plus forte. L’avenant du contrat de l’État haitien avec l’entreprise canadienne avant la livraison des six blindés restants de la commande de 18 placée en juin 2022 pour 18,515,789.47 USD n’est toujours pas arrivée à la Cour supérieure des comptes, a confié au journal une source proche de la Cour, jeudi 20 juillet.






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