Alors que le pays est à l’arrêt et des mouvements de protestations sont organisés un peu partout pour exiger sa démission, dans une adresse à la nation très tôt le jeudi 8 février, le Premier ministre a affirmé qu’il compte rester au pouvoir jusqu’à l’organisation des élections dans le pays. Il n’a cependant annoncé aucune date pour la réalisation de ces élections. Ariel Henry se contente de dire à ces détracteurs qu’« une transition ne peut pas déboucher sur une autre transition... »

C’est devenu une tradition. Après chaque mouvement intense de protestations dans le pays, la personne au pouvoir fait une adresse à la nation pour tenter d’apaiser les esprits en attendant la prochaine journée de mobilisation et de violence. Ariel Henry a tenu a respecté cette tradition. À La suite de la grande journée de mobilisation anti-gouvernementale du 7 février au cours de laquelle cinq agents de la BSAP ont été tués, le Premier ministre s’est adressé à la nation pour dire encore une fois ce qu’il a l’habitude de dire.