Officiellement, le Conseil présidentiel de transition ne s’est toujours pas prononcé sur le statut d’"inculpé" de trois de ses membres. Malgré les pressions des acteurs de la communauté nationale et internationale, les membres du CPT restent solidaires. Louis Gérald Gilles, Emmanuel Vertilaire et Smith Augustin et les six autres membres du Conseil continuent de cohabiter presque normalement.

Objet d’un mandat de comparution, chacun des conseillers concernés se barricadent derrière leur statut auto-proclamé de président de la République pour ne pas se présenter au cabinet d’instruction. D’abord Louis Gérald Gilles a décidé de récuser tous les cabinets d’instruction du tribunal de première instance de Port-au-Prince. Il évoque la cause de « suspicion légitime » contre tous les magistrats notamment Benjamin Félismé en charge du dossier dont il est inculpé.