À environ deux semaines de la rentrée judiciaire sur le territoire national, la situation de nombreux tribunaux de paix demeure inchangée. Dans une dizaine de juridictions de paix, l'administration de la justice est paralysée depuis plus d’un an en raison de la violence des gangs armés. Ces derniers réduisent au silence la justice, l'un des remparts de la démocratie. 

Dans la commune de Carrefour, qui compte plus d’un demi-million d’habitants, le sort des citoyens semble toujours tributaire de la situation sécuritaire imposée par le groupe dirigé par le caïd Krisla, qui contrôle entièrement la commune depuis plus de deux ans. Le tribunal de paix reste dysfonctionnel. Le commissariat ne dispose pas de présence policière pour jouer son rôle d’auxiliaire de justice. La présence de l’État dans cette partie du pays a totalement disparu.