À l’approche des élections de mi-mandat aux États-Unis, Édens Débat appelle la communauté haïtienne à s’organiser pour pouvoir faire entendre sa voix. Les élections de mi-mandat devraient permettre de rebattre les cartes dans les deux principales chambres du Congrès américain, actuellement contrôlées par une majorité républicaine. Un changement dans cette configuration ne devrait pas être sans impact, même minime, sur la situation des ressortissants haïtiens, englués dans des difficultés liées aux politiques d’immigration depuis l’arrivée au pouvoir de l’actuelle administration dirigée par Trump.

Selon cette voix autorisée de la diaspora, ces élections revêtent donc un enjeu crucial pour les compatriotes haïtiens vivant chez l’Oncle Sam. Mais la communauté haïtienne souffre d’une grande faiblesse organisationnelle : les structures qui la représentent ne sont pas assez organisées pour influencer les politiciens américains et les amener à prendre ses revendications « au sérieux ». « Nous n’avons pas assez d’organisations dans toute la diaspora pouvant permettre, quand nous avons une revendication, que les politiciens la prennent en compte ». Et, selon lui, cette faiblesse réside dans une double réalité : la communauté haïtienne ne vote pas « en bloc » et ne contribue pas suffisamment au financement des campagnes électorales américaines.