
La ville de Montréal s’apprête à accueillir la 6ᵉ édition du Festival Caribo Latino International (FESCALIM). Du 1er au 3 août 2025, la métropole vibrera au rythme de cet événement annuel d’envergure, véritable mosaïque de cultures, de formes, de couleurs et de parfums. Ce festival constitue un carrefour vibrant où Caribéens, Antillais et Latino-Américains se rassemblent dans une atmosphère à la fois familiale, festive et haute en couleur, afin de célébrer leur culture, leur musique et leurs traditions. Selon Pierre Michel Bolivard, responsable des communications du festival, cette édition s’annonce particulièrement mémorable.

L’Akademi Kreyòl Ayisyen (AKA) a lancé, le lundi 28 juillet, dans ses locaux à Port-au-Prince (avenue Lamartinière — Bois-Verna), le camp d’été intitulé « Timoun yo nan demen AKA », prévu pour se dérouler du 28 juillet au 9 août prochain. Cette initiative vise à accompagner les enfants, victimes de la violence des gangs, dans leur processus de guérison à travers l’art, la créativité et la communication.

Interview
Naïka Zafia Darada Appolon, connue sous le nom de plume Zafia, signe un premier roman incandescent, « La Mante et ses amants », qui explore les zones d’ombre du désir, de l’amour et de la mémoire féminine. Entre lucidité brutale et poésie du trouble, elle se confie au Nouvelliste sur sa relation avec l’écriture, ses doutes, ses combats, et cette nécessité d’écrire comme on respire. Pour survivre. Pour comprendre. Pour ne pas se taire. Rencontre avec une voix neuve, indocile. Une voix qui dérange, qui éclaire et qui résiste.

À la croisée du réalisme social et de la pensée révolutionnaire, Gouverneurs de la rosée de Jacques Roumain s’impose comme une fresque dense, où l’aliénation religieuse, économique et raciale tisse l’étoffe d’une oppression multiforme. Dans cette lecture critique, l’odyssée de Manuel devient le miroir d’une conscience en éveil, appelant à l’émancipation collective par l’action rationnelle, la solidarité et la réappropriation des ressources. Cette analyse propose d’interroger l’œuvre à la lumière des concepts marxistes et postcoloniaux, en soulignant la portée universelle de sa dialectique libératrice.

Le photojournaliste haïtien Clarens Siffroy, lauréat du prestigieux prix World Press Photo (2025) pour la région Amérique du Nord et centrale, prendra part à la 37e édition du festival de photographie Visa pour l’image qui se tiendra du 30 août au 26 septembre prochains en France (Perpignan). Correspondant de l'Agence France-Presse (AFP) en Haïti, la journée du 4 septembre sera consacré à la projection de sa série de photos intitulée « Crisis in Haiti ».
Le Centre Muse Haïti a publié, dans un communiqué de presse paru le 27 juillet 2025, la liste officielle des 10 finalistes, des deux catégories, retenus pour la finale de son concours national de dissertation tenu cette année sur le thème : « Le droit à l'éducation en Haïti ».


Le 11 juillet 2025, Haïti a accueilli une nouvelle voix dans son paysage culturel avec le lancement officiel de l’Association haïtienne pour la valorisation du patrimoine culturel (AHVPAC). Face aux défis multiples qui ébranlent la nation, cette organisation ambitieuse réunit des intellectuels engagés autour d’une mission claire : préserver, valoriser et transmettre l’héritage ancestral haïtien, tout en insufflant une dynamique novatrice à la culture nationale. Retour sur une journée historique où mémoire, savoir et espoir se sont conjugués pour écrire une nouvelle page du destin haïtien.

La Porte du poète
L’auteur haïtien D’jimy Malval était récemment de passage à Montréal. Invité de La Porte du poète, il a parlé de sa passion pour la littérature, son amour inconditionnel pour l’écriture et de son tout dernier livre Fragments d’ici et d’ailleurs.

Vidéo compas
Alors que l’électricité se fait rare à Port-au-Prince, je choisis de laisser ma batterie fondre pour regarder un vidéoclip. Pas n’importe lequel : Lalin ak Solèy du groupe Zafèm. Ce moment suspendu devient une expérience sensorielle, presque spirituelle. Entre poésie visuelle, mémoire musicale et résonance sociale, Zafèm ne livre pas simplement un clip, mais un chant d’âme haïtienne. Un rituel. Un miroir. Une lumière.

Dans son nouvel essai percutant, l’auteur et pasteur Donald Métellus rompt avec les discours fatalistes habituels. Plutôt que de s’attarder sur les défaillances du système haïtien, il appelle à une révolution intérieure, convaincu que le véritable moteur du changement social est l’individu lui-même.

L’Institut français en Haïti (IFH) et le Centre culturel Brésil-Haïti (CCBH) ont accueilli, le vendredi 18 juillet, dans les locaux du CCBH à Pétion-Ville, le concert DEFOULE du guitariste et chanteur Joël « Akoustik » Pierrevil. Cette performance s’inscrivait dans le cadre du programme Lakou Gastwo Mizikal, une initiative qui mêle musique et découvertes culinaires haïtiennes et brésiliennes. Ce fut un beau moment de partage culturel et d’évasion musicale.

(26 juillet 1955 – 26 juillet 2025) : le compas direct fête ses 70 ans d’existence. Voilà soixante-dix ans que le célèbre musicien Nemours Jean-Baptiste a donné naissance à ce rythme devenu emblématique de l’identité haïtienne. Ce 26 juillet marque un double événement : la célébration du compas et celle de l’immortalité de son créateur, le maestro Nemours. En cette date gravée dans le cœur de chaque Haïtien, nous saluons avec respect la mémoire d’un maître qui a légué à toute une nation une fierté musicale à la hauteur de son histoire : le compas.

Un premier roman à 73 ans, comme un acte de mémoire vive. Carl-Henri Guiteau, homme de lettres discret et intellectuel constant, signe à 73 ans son premier roman, Les enfants du maquis. Dans ce récit à la fois sobre et profond, Dany Laferrière rend hommage à un compagnon de route et à un écrivain tardif mais nécessaire. Le livre explore, à hauteur d’enfants, la violence d’un pays qui vacille — avec tendresse, dignité et lucidité. Car honorer un texte, c’est aussi honorer celui qui le porte. Et Laferrière, en saluant cette voix littéraire longtemps contenue, éclaire une mémoire qui refuse de s’effacer.

« Tout sur la danse compas/konpa : Danse sociale d’Haïti»
Cliford et Gaëlle Jasmin forment sans doute le couple le plus emblématique d’Haïti en matière de danses sociales. Depuis plusieurs années, ce duo, uni dans la vie comme sur scène, partage avec un large public son savoir-faire, fondé sur une expertise reconnue à l’échelle internationale dans la pratique et l’enseignement des danses sociales caribéennes. Le couple Jasmin a marqué le paysage culturel haïtien par de nombreuses initiatives. On retiendra notamment le premier concours national de danse compas en Haïti, le Konpa Dance Challenge (KDC), ainsi que la publication de leur ouvrage en 2022 : Tout sur la danse compas/konpa : Danse sociale d’Haïti. À l’occasion des 70 ans du compas direct, dansons à travers les pages des Jasmin.

Centenaire Père Fritz Lafontant
Il y a cent ans, le 25 juillet 1925, naissait à Port-au-Prince un homme qui allait profondément marquer l’histoire sociale et communautaire d’Haïti : le Révérend Père Fritz Lafontant. Prêtre, visionnaire, éducateur, il fut surtout une conscience debout, un cœur tourné vers les autres, un infatigable artisan d’un pays plus juste.

Besoin de poème
Hymne vibrant au compas haïtien, ce poème rend hommage à une musique née du génie de Nemours Jean-Baptiste et devenue l’âme rythmée d’Haïti. Des racines profondes aux envolées modernes, il traverse les époques et les légendes musicales, saluant chaque groupe comme une étoile d’une constellation sonore. Le compas y est célébré non seulement comme un genre musical, mais comme une flamme culturelle vivante, symbole de résilience, de joie et d'identité.

Besoin de poème
Ma vie est encore un champ vierge. Où est la charrue ? Où sont les graines Et les folles promesses de l'été ? Où sont les épines qui porteront Les fleurs noires de ma vérité ? Des forces monstrueuses…

Haïti/ Littérature
Dans Amour et tambour de mon île, Hudler Joseph livre une fresque sensible et lumineuse où se croisent fiction amoureuse, mémoire musicale, traditions populaires et hommage à l’Haïti plurielle. Ce roman tisse ensemble la passion d’un homme, la force d’une femme, les battements d’un tambour, et le souffle d’un pays qui vit, souffre, aime et chante.

Trois jours d’écriture, de réflexion et de transmission. C’est ce qu’a offert l’atelier Page Blanche, dont la première édition s’est clôturée ce jeudi 24 juillet 2025 au Centre culturel Brésil-Haïti. Lancée le 21 juillet par la Collection Premières Signatures, en partenariat avec Rezonans 360, cette initiative littéraire a réuni 21 participants venus d’horizons variés. Étudiants, journalistes, enseignants, jeunes auteurs, tous désireux d’écrire autrement l’histoire.