Le président Michel Martelly a sorti un discours lundi soir pour essayer de faire passer la pilule du Conseil électoral permanent. Pour défendre cette institution légale et constitutionnelle, le président a conclu son adresse à la nation par un très inédit « Pour le pays pour les ancêtres, marchons unis, bêchons joyeux. Dans nos rangs, point de traître». Un mélange détonant.

Dit ainsi d’un trait, ce couplet n’existe pas dans la Dessalinienne, notre hymne national. Dans la tempête, on s’attache au premier fil, quelque fin qu’il soit. Voilà un président empêtré dans une crise construite par lui seul.