La séance en Assemblée nationale qui s'est déroulée lundi, marquant l’ouverture de la première session annuelle du Parlement, continue d’alimenter les débats dans les médias et dans la plupart des milieux où l’intellectuel aussi bien que l’homme de la rue s’interrogent sur le comportement des députés du groupe "Parlementaires pour le renforcement institutionnel" (PRI). Sifflet, cloche et vuvuzela ont été les instruments utilisés par ces députés pour perturber l’intervention du Premier ministre Laurent Lamothe qui devait faire le dépôt du bilan des actions gouvernementales pour le dernier semestre de l’année écoulée. Des qualificatifs déplaisants ont été lancés contre les membres du PRI par les députés de la majorité présidentielle qui ont renouvelé leur confiance au Premier ministre.

L’utilisation du sifflet et de la cloche pour perturber une séance en Assemblée nationale n’est pas une innovation des députés du PRI. Pendant la période du coup d’Etat contre le président Jean-Bertrand Aristide, les parlementaires du "Bloc constitutionnaliste" avaient utilisé cette technique pour faire échouer une séance en Assemblée nationale convoquée par le sénateur Thomas Eddy Dupiton, président contesté du Sénat de l’époque. Il s’agissait  de clôturer les travaux de la première session de l’année 1993 le deuxième lundi de mai. La séance n’avait pas pu se dérouler en raison de l’atmosphère créée par les sénateurs de ce bloc proche de Jean-Bertrand Aristide qui s’opposaient aux parlementaires de l’"Alliance pour la cohésion parlementaire".