La visite de courtoisie effectuée jeudi, au Parlement, par le président Michel Martelly et le Premier ministre Laurent Lamothe, en compagnie du chancelier Pierre-Richard Casimir, pourrait contribuer à calmer la tension des Parlementaires pour le renforcement institutionnel (PRI) qui, la veille, avaient été traités de kamikazes par le ministre chargé des Relations avec le Parlement. Ces propos déplacés du ministre Ralph Théano, qui ne font pas honneur à un grand commis de l’Etat, sont rarement prononcés par un membre du gouvernement dans ses rapports avec les blocs parlementaires. Après Joseph Jasmin, Ralph Théano devient le deuxième ministre chargé des Relations avec le Parlement depuis que ce poste a été créé sous l’administration Préval-Alexis en juin 2006. Tout porte à croire que le ministre Théano est loin de pouvoir raffermir les relations entre les deux pouvoirs, si l’on s’en tient aux nombreux différends survenus entre lui et les parlementaires depuis sa nomination à ce poste.
En dépit de tout, l’administration Martelly-Lamothe semble être sur la voie de mieux orienter la gouvernance du pays en voulant maîtriser les paramètres incontournables dans les rapports exécutif-législatif. Le contrôle d’une majorité confortable à la Chambre basse est un pas dans la bonne direction. La recherche de cohésion avec les deux assemblées législatives dans la gestion de la chose publique conduira le gouvernement à une vision pragmatique de la réalité parlementaire. Si le gouvernement parvient à opérer les réformes nécessaires conformément à la Constitution et aux lois en vigueur, à respecter l’indépendance du pouvoir judiciaire, à créer les conditions devant permettre l’organisation d’élections libres, honnêtes et démocratiques, à relancer la production nationale, à créer les conditions nécessaires à l'investissement étranger, à maintenir l'ordre et la sécurité, il pourra sans grande difficulté faire face aux éventuels obstacles qui seront dressés sur sa route.




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