Michel Martelly est revenu de voyage jeudi. Après Miami, Santiago du Chili puis Miami, le président rentre au bercail. C'est son premier voyage à l'étranger pour 2013. Pour rester dans la lignée de son record de 2012, le président a, d'une traite, passé une dizaine de jours à l'extérieur du pays (du 22 au 31 janvier). Ce séjour comporte plus de jours que le nombre de buts marqués par Leonel Messi en janvier. Le petit Argentin n'a scoré que neuf fois depuis le jour de l'an.
A l'aéroport, Martelly a paru comblé par sa tournée. Sans doute aussi rassuré devant le constat de la paix qui a régné au pays pendant son absence.
Au lendemain d'un remaniement ministériel, le chef de l'Etat et celui du gouvernement se sont payé de longues missions. La Suisse et le Chili, pour participer l'un à la 43e édition du sommet de Davos, l'autre au deuxième sommet des chefs d'État et de gouvernement de la communauté des États latino-américains et caribéens.
Le chef de l'Etat, qui s'est déclaré satisfait de son voyage au Chili, a indiqué que les différentes rencontres avec les présidents du Mexique, de la République dominicaine, du Costa Rica, et des représentants de l'Organisation des Etats américains(OEA)ont été bénéfiques au pays, rapporte l'agence en ligne Haiti Press Network (HPN).
« Cependant, ce qui est le plus important, c'est de savoir si ces retombées vont effectivement avoir des répercussions en Haïti », s'est demandé Michel Martelly, selon HPN.
Cette phrase, par quel que soit le bout qu'on essaie de l'analyser, est lourde des inquiétudes de celui qui ne semble pas, déjà, être tout à fait satisfait du gouvernement qui met en oeuvre la marche de l'Etat et exécute le suivi de ses nombreux voyages.
Par ailleurs, toujours selon l'agence, le président de la République « déplore que peu de projets soient en cours d'exécution dans le pays, alors que près de 350 millions de dollars ont été débloqués à cet effet. Il assimile ce retard au fait que les procédures d'exécution sont assez compliquées. »
Là, c'est un vrai cri d'alarme que pousse le président. Les projets ne sont pas assez nombreux...? Procédures d'exécution compliquées...?
Le régime Martelly n'a-t-il pas décrété l'état d'urgence après le passage de l'ouragan Sandy, ce qui lui permet de passer sans fioritures tous ces projets ? Récemment, n'a-t-on pas allégé les procédures de passation de marchés ?
Que cache l'insatisfaction du président ? Que signifient ces petites phrases ?
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