La nouvelle du jour est l'expulsion de la liste des groupes autorisés à participer au carnaval de Brothers Posse. A quatre jours du coup d'envoi des festivités, écarter un groupe de la liste est un gros coup. La méringue Aloral a fait mal. Le gouvernement a répliqué sans dire un mot.
Imaginez Mikaben ajouter un jour la mésaventure de Brothers Posse comme un couplet dans sa chanson « Ayiti se » tè glise...
La nouvelle du silence forcé imposé à Don Kato et aux siens n'est pas une surprise. L'incertitude qui planait comme un malfini sur une petite poule a fini par sortir ses griffes et a déchiqueté les ambitions de Kato de défiler au Cap-Haïtien en égrenant la liste des promesses non encore tenues par le président Michel Martelly et le Premier ministre Laurent Lamothe.
« Le gouvernement n'a pas dépensé tous ces millions de gourdes pour offrir une piste d'atterrissage à un chanteur qui fouette ses manquements et souligne ses faiblesses », a ironisé un fanatique rose du pouvoir en place.
Ceux qui reprochent au président Martelly de ne pas être aussi tolérant que les pouvoirs précédents l'ont été envers lui, oublient que la reconnaissance est une erreur dans ce pays.
Le comité du carnaval a avalé un char entier ces derniers jours. Comme un boa constricteur, il devra digérer la décision venue d'en haut et se résigner à publier enfin la liste définitive des groupes autorisés à prendre part au cortège.
Y a-t-il d'autres opposants ou d'autres indésirables que le gouvernement décidera de chasser du carnaval avant dimanche ? La censure qui frappe les groupes musicaux va-t-elle s'étendre pendant ou après le carnaval ?
Alors que l'organisation des élections traîne en longueur, les États-Unis d'Amérique ont décidé de prendre les devants. Ils mettent sur la table quinze millions de dollars pour financer les prochaines élections. Avant même que le Conseil électoral ne soit définitivement constitué et ait tenu sa première réunion sur le budget nécessaire pour réaliser ces élections, les USA passent à l'action.
Cette mise de 15 millions sur les élections est un pas en avant qui veut indiquer la bonne direction pour qu'en 2013 les promesses d'élections ne se conjuguent plus à l'oral.
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