Le 25 novembre, Alterpresse a publié une dépêche sous le titre « Haïti-Assainissement : Des latrines communautaires inaugurées à Forêt-des-Pins ». Rien d’anormal dans cette bonne nouvelle rapportée par Ethzard Cassagnol. À cause des immenses problèmes environnementaux de la zone, la construction de ces toilettes est « pour nous et pour toute la communauté une grande réussite », déclare Izaèl Eximond, membre de la Plateforme des organisations pour le développement de Boukan Chat, une localité de Forêt-des-Pins, rapporte l’agence en ligne. Deux toilettes publiques, dont l’une à Oriani et l’autre à Boukan Chat, ont été inaugurées dans deux autres marchés publics locaux, respectivement les mercredi 4 et jeudi 12 novembre 2015. Une citerne a été mise en place, dans chaque zone, pour assurer la disponibilité en eau pour l’utilisation de ces latrines. Auparavant, il n’y avait pas de latrines communautaires pour desservir les marchés publics dans ces zones, informe encore la dépêche. Les latrines ont coûté 825 000 gourdes. Trois associations paysannes de la zone ont contribué à hauteur de 30 000 gourdes. La différence a été apportée par l’ONG CESAL, dans le cadre du programme de renforcement des autorités étatiques et des acteurs non étatiques, financé par l’Union européenne. Nos latrines, ces trônes dont personne ne peut se passer, nous viennent, si on regarde bien, d’Europe. L’Union européenne s’occupe de renforcer, des besoins de base à la gouvernance, nos autorités étatiques et non étatiques. Pour nos plus rustiques vespasiennes jusqu’au fauteuil bourré, nous sommes sous assistance. Cela fait des décennies que l’Union européenne finance nos cabinets. Nous les remplissons, elle en finance d’autres. Si vous avez une minute, prenez le temps de penser à cette problématique sans oublier le déficit abyssal qu’il nous reste à combler en termes de toilettes dans le pays. Notre dénuement et notre insouciance donnent un tout autre éclairage aux luttes pour le pouvoir qui occupent l’actualité à l’année longue. Quand un pays n’a pas la maîtrise de ses lieux d’aisance, vous mesurez tout le chemin qui vous reste à parcourir vers les autres fauteuils moins indispensables!