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Opinions

La Chine, la seule et unique cible dans cette tempête commerciale fabriquée ?

JB
Jean-Marie Beaudouin ; coifopcha@yahoo.fr

June 3, 2025 · Lecture : 7 min

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Ville de Guangzhou en Chine
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La famille occidentale et ses non-dits

L’Occident collectif s’engage dans une guerre particulièrement idéologique, mais se cache derrière le vocabulaire du commerce international au service de la propagande. La présente publication se veut une synthèse objective et concise des observations de son auteur à partir de la nouvelle conjoncture dominée par les droits tarifaires à l’exportation, non sans incidence économique. Les nouvelles hausses des taxes de douane font l’objet des mesures règlementaires adoptées par l’actuel titulaire de la monarchie présidentielle aux États-Unis, en l’occurrence Donald Trump comme étant le nouveau monarque de l’Empire américain. Les vassaux de l’Amérique tâcheront d’appliquer les nouveaux tarifs au pied de la lettre, et s’interdiront bien de provoquer de fâcheuses querelles avec l’Empire.

La Chine continentale et ses arguments – La République populaire de Chine recouvre 9 596 960 kilomètres carrés de superficie et renferme une population totale de 1 425 671 352 d’habitants. Infrastructures routières, ferroviaires aéroportuaires, portuaires, gares routières, ferroviaires et gratte-ciels sont les vitrines du continent qui crèvent les yeux des nationaux et des touristes également, et sont l’œuvre du prolétariat chinois. Le pays possède cinq grands ports commerciaux parmi les principaux du monde : Ningbo-Zhoushan Tangshan, Shanghai, Qingdao et Canton/ Guangzhou. Cet ensemble d’ouvrages, si important et nécessaire au développement industriel d’une nation, semble attester la croissance de l’économie chinoise dont la pauvreté a été éradiquée sur le continent d’après les archives d’État publiées en 2020. Les revenus par habitant croissent et se stabilisent en temps réel, dont l’espérance de vie est comprise dans une fourchette de 76 à 80 ans. La Chine populaire est perçue dans les milieux d’affaires comme l’usine du monde, ce qui laisse présager que la production industrielle y est forte et à vocation internationale. Des avancées hautement significatives dans la modernité actuelle, qui tiennent leur origine dans la poussée des réformes économiques sous le leadership de Deng Xiaoping qui fut alors président de la Commission militaire centrale du Parti communiste chinois, de Juin 1981 à novembre 1989. Il est né le 22 août 1904 et meurt le 19 février 1997. Cette grande aventure humaine vit triompher la révolution prolétarienne chinoise sous la conduite énergique du camarade Mao Zedong (26 décembre 1893 – 9 septembre 1976), lequel proclame la République populaire de Chine le 1er octobre 1949. Et le prolétariat chinois s’en souvient et immortalise ces évènements dont il en est l’artisan.

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En matière de la protection de l’environnement et des innovations technologiques étroitement liées à l’écosystème, la Chine populaire semble jouer un rôle innovateur selon qu’elle investit des fonds considérables dans ce vaste domaine de l’écologie sociale qui préoccupe, à notre temps, l’humanité entière. Elle semble aussi prendre une nette avance sur les autres amoureux perfides de la Nature, dans la mesure où elle est le premier producteur des panneaux solaires et des véhicules électriques : deux facteurs essentiels pouvant servir utilement à la transition énergétique dont parle l’Occident collectif à grand renforts de propagande, mais peu d’action concrète. Il n’est pas à écarter que l’avance de la Chine dans la transition verte soit un facteur de l’acharnement contre elle actuellement, voici un aperçu de sa mobilité pertinente dans la politique écologique d’après un article « Véhicule électrique en Chine » :   

« Le nombre de véhicules électriques en Chine est le plus important au monde : 16 millions à la fin de 2023, année au cours de laquelle 5,4 millions de voitures 100 % électriques ont été vendues dans le pays, soit 57 % des ventes mondiales et 25 % des ventes automobiles en Chine. La Chine est le premier marché mondial de véhicules électriques et hybrides rechargeables depuis 2015. En 2024, les ventes de voitures électrifiées (NEV : électriques et hybrides rechargeables) atteignent 11,58 millions d'unités ; leur part de marché est de 45 % ; les voitures hybrides rechargeables et à prolongateurs d’autonomie représentent 41 % des NEV. » (Voir Wikipédia)                                                  

En ce qu’il s’agit de la conquête spatiale en cours, la Chine n’en reste pas moins mobile et proactive. Bien qu’elle intègre tardivement cette nouvelle civilisation dont le premier astronaute chinois envoyé dans l’espace date de 2003, la Chine talonne excellemment bien ses devanciers ; elle a pu faire poser un engin spatial sur la surface cachée de la Lune à l’aube de 2019, ce qui est inédit dans l’histoire de la conquête de l’espace. Elle a été capable également de faire atterrir un robot sur Mars en 2021 ; dans ce domaine particulier, son avenir semble bien prometteur. Au point de vue militaire, le prolétariat chinois s’est doté d’une armée technique, professionnelle et moderne, forte de 2 millions de femmes et d’hommes dont 915 000 troupes actives pour son armée de terre, et 800 000 réservistes. Son aviation et sa flotte navale sont des meilleurs atouts et arguments qui garantissent la sécurité des eaux territoriales de la Chine populaire. Ce pays de l’Extrême-Orient – Asie de l’Est – semble disposer de tous les constituants et de tous les arguments qui lui permettent à bon droit de s’imposer sur la scène internationale.

En politique, ce domaine qui est au cœur du présent article et qui le clôt, la Chine populaire est politiquement dirigée par son parti communiste chinois (PCC) et coiffe également son APL = Armée populaire de libération. Le Parti compte dans ses rangs 90 millions d’adhérents et de militants dûment enregistrés, sur une population totale d’environ un milliard et demi d’habitants. C’est bien peu pour un parti qui est âgé d’un siècle et quatre ans ; il fut fondé le 23 juillet 1921, dont le mot d’ordre de la commémoration de son siècle d’existence est concis et précis : « Suivre le Parti, pour toujours ». Le prolétariat chinois et ses alliés naturels (paysannerie pauvre et syndicalisme ouvrier de classe) seraient trop heureux de voir la population entière adhérer à la science communiste et au Parti communiste dans le contexte chinois, si la propagande bourgeoise avait eu une once de vérité. S’il est vrai que, dans les pays à direction communiste, l’État est communiste sur les plans idéologique et culturel ; il n’est donc pas évident que la population le soit. Encore qu’il faille prendre précaution quand on dit État communiste, si l’on se réfère à ce qu’il s’était passé avec l’État communiste de l’Union soviétique qui avait soudainement basculé dans la droite capitaliste, au mépris de l’idéologie marxiste et des engagements solennels pris devant le Soviet suprême.

Sur la terre comme dans les airs, dans les mers et les océans, la Chine, 3e puissance nucléaire pourvue de 600 ogives, paraît être imprenable. Et dans une confrontation directe, les dommages collatéraux seraient colossaux. Donc comment comprendre la tempête commerciale trumpienne qui s’acharne contre la Chine continentale ? Réponse : « Gen tout jan yo manje manyòk anmè », pwovèb lakay. Voici un exemple concret : un négociant qui tient un commerce achat-revente, s’il ne vend pas pendant une certaine durée indéterminée, il ne pourra plus acheter pour finalement fermer boutique. Aussi simple que ça. La Chine populaire, qui s’engage depuis des décennies dans le communisme de marché, est toujours excédentaire en matière de production et dont l’économie est particulièrement basée sur l’exportation, donc sur son commerce extérieur. Si elle ne peut plus exporter, son économie s’effondrera. Voilà la tactique maligne et la stratégie perfide du président étasunien Donald Trump qui mène son makòn kabrit oksidantal. Et voici comment le chef d’orchestre des États-Unis s’adresse à ses alliés traditionnels occidentaux : « Ces pays nous interpellent, ils me lèchent le cul. Ils meurent d'envie de passer un accord. », que l’on peut lire sur la toile. Si cette vulgarité avec laquelle le monarque Trump apostrophe ses alliés européens, sent le barbarisme des Romains anciens, les destinataires kriye anyen sa ; pourvu que la Chine populaire disparaisse de la civilisation. Telle est la lecture de votre fidèle serviteur qui n’a point de doute sur le communisme prolétarien comme étant la perspective inéluctable de l’humanité dont la conscience est scandalisée par la barbarie de l’Occident collectif.

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