
La marée je l'ai dans le cœur Qui me remonte comme un signe Je meurs de ma petite sœur De mon enfant et de mon cygne Un bateau ça dépend comment On l'arrime au port de justesse Il pleure de mon firmam…
Anniversaire
Madame Franck Paul a fêté son 89e printemps samedi dernier. Elle était entourée de ses proches et des fidèles enseignants du Collège Canapé-Vert. Elle a coupé le gâteau d’anniversaire et partagé de bons moments à l’heure où son quartier résiste encore face aux menaces de la coalition des bandes armées.

Comment exécute-t-on une démarche collective ? Certains choisiront à coup sûr la facilité en se réfugiant dans des récurrences nullement perchées, tandis que d’autres tenteront de pousser le rêve plus…

Jacques Stephen Alexis se dresse tel un phare éblouissant dans le firmament de la littérature haïtienne, illuminant de sa plume incandescente les consciences collectives à travers les âges. Son œuvre magistrale mérite d'être contemplée pour sa dimension révolutionnaire et esthétique.

France-Haïti
Deux siècles après son indépendance, Haïti continue de porter les séquelles d’une dette imposée par son ancien colonisateur, la France. Dans « La rançon : pourquoi la France doit rembourser de milliar…
L’ancien représentant du Programme alimentaire mondial en Haïti et originaire d’Haïti, Jean-Martin Bauer est sacré lauréat du prix du livre Zócalo public square 2025. Ce prix vient récompenser M. Bauer pour son ouvrage intitulé : The new breadline : Hunger and hope in the 21st century [La nouvelle file d’attente pour de pain : faim et espoir au XXIe siècle].

Tradisyon
Pou Semèn Sent ki tonbe menm lè ak kalandrye rara, Gonayiv leve danse ak yon pèp ki rete fidèl ak tradisyon zansèt yo. Pami bann ki mete animasyon nan Site Lendepandans ane sa, nou jwenn Twopikal ak Sentandre, ki sòti nan Tèsale ak Valmi; epi Anba pwent, ki soti Raboto. Bann sa yo, ane 2025 la, pote nouvo dans, nouvo rit, nouvo tematik ki fè n reflechi sou sosyete a.

À l'occasion du bicentenaire de l'imposition de la rançon de l'indépendance par le roi Charles X le 17 avril 1825, l'Atelye Boukan Dife a organisé, le jeudi 17 avril 2025 sur la place publique de la rue Kernizan à Delmas 33, une journée d'activités commémoratives. Cette initiative visait à rappeler la nécessité de reconnaître cette injustice historique et d'exiger réparation pour cette dette qui continue de peser sur le destin d'Haïti.

Si « la culture, c'est ce qui demeure dans l'homme lorsqu'il a tout oublié », la rançon de l’indépendance reconnue par nos élites de l’époque comme une dette, témoigne de notre attachement à nos chaînes. Un humour populaire tend un miroir à notre société : « Si Blan di w mouri, ou mouri. » C’est un exemple éclatant pour montrer que depuis le temps des origines, l’État d’Haïti œuvre pour le Blanc au détriment du peuple haïtien. Tous les faits, mêmes les plus absurdes qui marquent nos rapports au monde ne découlent pas d’un simple hasard. Les faits sont là dans le passé et s’actualisent dans le présent à travers un creuset culturel. Ayons le courage de regarder ce creuset qui moule les esprits vers cette tragédie qui a explosé à notre figure.

La chronique des gens heureux
Ça fait six mois que je fréquente ce restaurant de Delmas. C’est mon adresse habituelle. On ne m’apporte plus le menu. Le matin : spaghetti avec hot-dog, une espèce de salade, jus de citron, pas trop…
Recension critique
« D’ailleurs, parce que le vent, comme on dit, n’est pas à la poésie, ce n’est pas un motif pour que la poésie ne prenne pas son envol. Tout au contraire des vaisseaux, les oiseaux ne volent bien que contre le vent. Or la poésie tient de l’oiseau » (Victor Hugo) cité par l’auteur.

Exposition / Bozar-Cap
Le Musée des Beaux-Arts du Cap ( Bozar-Cap ) ne chôme pas. Après avoir bouclé avec succès sa 2e édition du concours de jeunes peintres, cette initiative de la société civile du Cap-Haïtien vient d’inaugurer la 2e édition de sa grande exposition. Articulé autour du thème « Toutes nos racines », cet événement artistique et culturel s’étend du 20 mars au 20 juin 2025, à la salle d’exposition du Musée de la monnaie de la Banque de la République d’Haïti ( BRH ), au Cap-Haïtien. Cette exposition qui réunit un ensemble de grandes figures de la sculpture et de la peinture contemporaine haïtienne offre au public du grand Nord l’occasion de (re) découvrir nos racines nombreuses, profondes et vivaces.

Besoin de poème
Que pourrais-je écrire que l’on ne sache déjà ? Que devrais-je dire que l’on n’ait déjà entendu ? J’écoute ma voix baroque dans le miroir enflé de litanies sauvages. Batteur battant aux appels de ma v…

Ce dimanche 20 avril 2025, à partir de 16 heures, la chorale Alegría présentera au Collège Immaculée Conception des Gonaïves, à la rue Chrysostome Humbert, un spectacle inédit intitulé « Ramsès : la c…

Originaire des Gonaïves, Emeline Michel s’est imposée comme l’une des figures les plus lumineuses de la scène musicale haïtienne. Très jeune, elle découvre le chant à travers le gospel dans son église…

Ce poème de Joël Des Rosiers, dense et évocateur, mêle des images organiques, matérielles et métaphysiques pour explorer des thèmes tels que le deuil, la mémoire, l’art et la colonialité. La langue est à la fois concrète et symbolique, avec des références à la culture (calebasse, ipé), à la nature (eau, nuit, silice) et à l’art (Pierre Soulages). Le texte semble osciller entre l’élégie et la réflexion esthétique, tout en interrogeant l’héritage culturel et linguistique. Ce poème est aussi une méditation sur la perte, la création et l’histoire. Il lie l’intime (le deuil) au politique (l’indépendance), la matière (ivoire, toile) au langage. La destruction écologique – la haine des arbres - s’y déploie par un seul mot encoléré : « charbon ». La référence à Soulages suggère que l’art peut extraire la lumière des ténèbres, tandis que la fin du poème rappelle que cette beauté est indissociable d’une douleur historique. La « langue française », à la fois mer lavée et espace de blasphèmes, devient le lieu d’un conflit identitaire et esthétique. On pourrait rapprocher le texte des œuvres de Aimé Césaire (usage du symbolisme organique et politique) ou de Saint-John Perse (poésie incantatoire et évocation de la mer). La référence à Soulages, le grand peintre ami de Senghor, invite aussi à une lecture croisée entre poésie et arts visuels.
La chronique des gens heureux
Quand je publie une nouvelle chronique, on me demande de quoi je vais parler dans la prochaine. Avec Dany Laferrière, j’ai compris que tout peut faire une chronique : un rendez-vous avec un écrivain,…

L’entreprise sociale Inspire-toi d’Elles annonce avoir lancé, ce 13 avril, un projet d’écriture collective Intitulé « Deux recueils pour l’éclosion ». Cette initiative vise à publier un livre de poèmes et un recueil de récits courts entièrement conçus par des jeunes femmes haïtiennes. Piloté par la mentore Marie Alice Theard, le projet se déroulera d’avril à décembre 2025, avec une cérémonie de clôture prévue le 28 décembre.

Frankétienne, de son vrai nom Jean-Pierre Basilic Dantor Franck Étienne d'Argent, aurait eu, ce 12 avril, 89 ans, s'il vivait encore. Décédé le 20 février 2025, l'auteur de Dezafi a été l'une des plus grandes voix des lettres haïtiennes. Il a traversé les époques avec une énergie sans mesure. Il a porté haut la langue créole et les couleurs du spiralisme. Ancien ministre de la Culture sous la présidence de Leslie F. Manigat, en 1988, Frankétienne a eu, le 28 février 2025, des funérailles nationales.

Ils sont des milliers, aux livres mal lus, cahiers élimés, capotes dans la p’tite poche de d’vant du sac. Des liseurs d’extraits, non bien retenus. Des répétiteurs de citations aux noms d’auteurs conf…