

Festival Quatre Chemins
Souffrance, nervosité, quolibet, humour, hallucination visuelle et auditive malgré une affaire prospère après l’achat d’un hôtel du Lac, pour Paul, le protagoniste principal du film de Claude Chabrol : L'Enfer. Malgré tous les indices palpables de sa réussite, son mariage avec Nelly et leurs enfants, Paul s'enfonce dans des fantasmes hallucinatoires et doute de la fidélité de sa petite femme. Pour un long métrage de ce calibre, un titre pareil est évocateur, perspicace et avisé.

Cette année, Port-au-Prince accueille la 16e édition du festival 4 Chemins. En amont des activités officielles prévues du 25 novembre au 7 au décembre 2019, expositions de photographie et projections de films-documentaires sont offertes aux mordus des pratiques culturelles durant plus d’une semaine. Déjà, le travail artistique de Michèle Lemoine, l’invitée d’honneur, est mis en avant lors de ces terrains de rencontre.

Un périmètre défini dans le quartier de Port-au-Prince par la Fokal en 2009 a été retenu parmi les 25 monuments mondiaux à protéger. Annoncé le lundi 29 octobre 2019 par l’Observatoire mondial des monuments à la suite d’une sélection biennale de sites du patrimoine culturel en péril, ce quartier gingerbread part de la rue Capois longeant l’avenue John Brown, passant par la rue Faustin 1er pour redescendre jusqu’à la rue Pacot. Dans ce quadrilatère inventorié, il existe une forte concentration de cette architecture à Bois-Verna, Turgeau, Babiole et rue Bas-Peu-de-Choses, notamment.

Après la publication de son essai « Au nom du peuple, du fric et du sain d’esprit » en 2015, Frédéric Boisrond, sociologue québécois d’origine haïtienne, revient avec un autre titre de sa série Mythes, vérités et mensonges sur la démocratie, intitulé : « Ferme les yeux, ouvre la bouche, avale ». Dans ce nouveau livre de 132 pages, l’auteur restitue et analyse des faits qui cinglent tel un coup de cravache en pleine figure.
Après la deuxième édition Rencontres des Cultures Créoles en octobre 2018, cette année, l’Association Vagues Littéraires, communauté culturelle porteuse de cette initiative, a officiellement lancé, le lundi 27 octobre 2019, l'édition numéro 3 de leur festival annuel. Malgré les soulèvements populaires et la conjoncture sociopolitique actuelle, un petit public mixte d’une vingtaine de personnes et de journalistes a assisté à la conférence de presse au Café Tap-Tap, à Débussy, vers 10 h a.m.

« Tous les hommes sont fous », c’est autour de ces maîtres-mots que se déroulera la 16e édition du Festival Quatre Chemins. Du 25 novembre au 7 décembre 2019, l’art au sens de technique, de pratique, de travail, de remise en question des sphères publiques, sociales et sanitaires sera mis au service de la fragilité mentale en Haïti. À travers des conférences, des spectacles, des concerts, des projections et expositions qui proposent un terrain de rencontres pour maîtriser la pensée consensuelle et littérale faite autour de la folie, les organisateurs du Festival Quatre Chemins mettront à l’honneur la réalisatrice Michelle Lemoine, tout en continuant à valoriser le talent confirmé ou prometteur d’auteurs et d’artistes toujours très percutants.

Disponible sur Netflix depuis le samedi 12 octobre dernier, Banlieusards le film tant attendu du rappeur français, Kery James, de parents d’origine haïtienne, a suscité moult réactions chez ses fans, des amateurs et des critiques du septième art. Sur son compte Instagram, le rappeur qui a annoncé la sortie officielle de ce long-métrage d’une durée d'une heure et trente-six minutes a récolté plus de cent mille vues et des commentaires les uns plus poignants que les autres.

En attendant la sortie du film « Until the last Breath » du réalisateur haïtien Mora Junior Étienne au restaurant Kasa Champet à Miami le vendredi 11 octobre prochain, le coordonnateur du P’tit Club, Jimmy Moïse, nous livre le périple de son engagement ainsi que ses apports dans le secteur culturel en Floride. « Until the last Breath » traduit en français « Jusqu’au dernier soupir » relève d’une collaboration avec le réalisateur Mora Junior Étienne, s’est réjoui Jimmy Moïse satisfait de cette coopération.

« L’agonie de ton absence », le deuxième roman de 176 pages du Dr en médecine Mario Malivert vient de paraître aux éditions JEBCA à Boston. Après son premier roman, Jeunes gens de mon pays, et ses quatre recueils de poèmes, ce nouveau titre retrace les souvenirs d’un vieillard édenté qui tire à sa fin de vieilles réminiscences.

En dépit de la situation nébuleuse du pays, les organisateurs de Transe Poétique ont donné le coup d’envoi du Festival international de poésie en Haïti autour des maîtres-mots : « La poésie sauvera le monde ». En présence de plusieurs invités, dont Jean-Pierre Siméon, prix Goncourt de la poésie en 2016 et invité d’honneur du festival, Jean d'Amérique a officiellement lancé la première édition de Transe Poétique le mercredi 18 septembre 2019. Pour les responsables de cet événement qui se déroule du 18 au 21 septembre 2019, ce festival vise à mettre en lumière et en dialogue des formes artistiques contemporaines, particulièrement sur le terrain de la poésie.

Après sa dernière réalisation sur l’une des figures de proue de la littérature haïtienne, « René Depestre, on ne rate pas une vie éternelle », le réalisateur Arnold Antonin jette son dévolu sur le gra…

Cela va faire six ans depuis que les rencontres d’Octobre Soleil existent. Pour la prochaine édition qui se déroulera du 10 au 17 octobre 2019, les organisateurs continuent d’affirmer leur dimension symbolique en puisant à la source, le talent confirmé ou prometteur, d’auteurs et d’artistes toujours très percutants. Pour cette année, Stéphane SAINTIL, chargé de communication de cet évènement majeur en matière de découverte, de formation et de promotion des œuvres littéraires et théâtrales, sort de l’ombre cette manifestation d’échanges culturels peu connue en Haïti, en nous proposant une ouverture sur ce terrain de rencontres.

Après la traditionnelle fermeture annuelle, qui paraissait une longue attente pour les dilettantes et professionnels de l’écriture fréquentant ce milieu, les Vendredis littéraires de l’Université Caraïbes a repris du service. Le vendredi 6 septembre 2019, une soirée ponctuée de textes et de chansons tenue au centre Anne-Marie Morisset a amplement renouvelé le désir de « se réfugier quelquefois dans des chansons et des poèmes devant l’échec du politique », comme l’écrivait Lyonel Trouillot dans son roman Kannjawou.

« Taximan-Kiltivatè », le dernier film d’une série entamée en 2017 par André Vanasse, encourage le retour à la terre et à la production agricole bio. Le court-métrage de M.Vanasse, d’une durée de 6 minutes et 15 secondes , permet de sensibiliser les personnes à la pratique d’agroécologie en Haïti, notamment à Cap-Rouge, une localité de la ville de Jacmel.

« La poésie sauvera le monde ». C'est autour de ces maîtres mots que les initiateurs de Transe Poétique invitent le public à se joindre à eux pour la toute première édition du festival de poésie contemporaine à Port-au-Prince. Profitant de la floraison des multiples artistes haïtiens et de l'appellation « peuple de poètes » que ce pays insuffle, l’association Loque Urbaine consacrera quatre jours à cet événement phare au coeur de la capitale haïtienne. En effet, du mercredi 18 au samedi 21 septembre 2019, des hauts lieux aménagés pour la poétique seront investis dans le cadre ce festival. En attendant ces jours de transe, posons nos bagages avec Jean D’Amérique, directeur artistique du festival Transe Poétique.

Grâce aux personnages légendaires « Ti sentaniz » de Maurice Sixto et Cendrillon de Charles Perrault, Stéphania C. Dugazon suit les traces de ses prédécesseurs. Du haut de ses vingt-huit ans, le jeune médecin et l'actuelle jeune ministre de la Santé et de la Population - qui boucle son mandat au sein du gouvernement Jeunesse - embrasse la littérature avec passion et enthousiasme. « Caramelle », sa toute première publication et son premier livre signé pour enfants, a été l’objet d’une vente signature au Karibe Convention Center, le dimanche 18 août 2019.

Makenzy Orcel et Nicolas Idier, deux jeunes voix des littératures haïtienne et française, offrent un récit de confidences et d’interminables voyages à travers 292 pages de lecture. Oscillant entre poésie, essai et roman, leur œuvre d’une grande sensibilité s’inscrit dans la mémoire des lieux, - et des non-lieux – au-delà des limites physiques érigées et des barrières sociales établies.

À l’instar d’une comète, l’humoriste Amos César fait son réapparition sur la scène théâtrale. Après plus de douze ans d’absence, l’ancien élève du Petit Conservatoire est de retour avec son nouveau monologue comique: Itiya. Mis en scène par la comédienne Gaëlle Bien-Aimé sous la supervision de Daniel Marcelin, ce spectacle ponctué de rires, de hochements de têtes et de forts applaudissements a ouvert un nouvel horizon le dimanche 11 août 2019 au restaurant Le Villate à Pétion-Ville, après une longue attente.

C’est en empruntant le chemin qu’il a mille fois contourné que le réalisateur haïtien, Samuel Suffren, a trouvé sa vocation. De la photographie en passant par le graphisme jusqu’à la réalisation, Suffren est un professionnel polyvalent qui jongle dans les domaines du visuel et de l’image. Invité en France par les organisateurs du festival Africajarc, qui s’est tenu du 18 au 21 juillet 2019, avec son court-métrage: « Survivre », le jeune réalisateur a pu se tailler une place dans le jury officiel des courts métrages en compétion pour cette année. Entre ici et ailleurs, c’est un nouveau chapitre qui s'ouvre pour ce passionné de l'image.

Un buste en bronze à l’effigie de l’une des grandes figures anticolonialiste et d’émancipation des Noirs, le général Toussaint Louverture, a été inauguré par l’association « Kartye Lib Mémoire et Patrimoine Océan Indien » dans le cadre de la commémoration du 170e anniversaire de l‘abolition de l’esclavage le 7 juin dernier à Saint-Denis (île de la Réunion). Cet événement symbolique qui s’est tenu dans les jardins de la Mémoire Saint-André a rassemblé plusieurs personnalités de différents pays. Anne Louise Mesadieu, chargée des affaires culturelles et manifestations patriotiques à l’ambassade d’Haïti à Paris, restitue pour le quotidien Le Nouvelliste le sens de cette journée, d’après elle, riche en émotions.