
Toujours avancer sans se retourner. C’est le murmure obstiné des voix féminines qui traversent Passagères de nuit, le nouveau roman de Yanick Lahens, à paraître chez Sabine Wespieser et disponible en librairie le 28 août au prix de 20 euros (244 pages). Avec ce récit, l’auteure haïtienne, Prix Femina 2014, remonte le fil de son héritage pour redonner chair et lumière aux femmes de sa lignée, celles qui, de génération en génération, ont opposé la vaillance à la violence, l’insoumission aux conventions.

Partie I Les Misérables du 7ème Art
Déterminer ce qui fait un « bon film haïtien » relève souvent du casse-tête, tant les maladresses de mise en scène, les dialogues bancals et les excès d’artifices brouillent la vision d’ensemble. Pourtant, derrière ces errements, une vérité s’impose : c’est l’histoire — et elle seule — qui donne à une œuvre sa puissance, sa mémoire et sa légitimité dans le 7ᵉ art.

À la croisée des chiffres et des lettres, Frantz Carly Jean Michel incarne une figure rare : celle d’un gestionnaire aguerri et d’un écrivain engagé, plaçant son double savoir au service d’Haïti. De la rigueur budgétaire des finances publiques à la promotion du livre, jusqu’à ses essais prospectifs sur les défis structurels du pays, son parcours témoigne d’un engagement constant pour penser, analyser et bâtir l’avenir national avec lucidité et vision.

Le monde littéraire haïtien s’enrichit à nouveau d’un rendez-vous majeur. C3 Éditions annonce le lancement de la 7ᵉ édition du Prix Amaranthe, concours littéraire qui s’impose désormais comme l’un des tremplins les plus prestigieux pour les écrivaines et écrivains d’Haïti et de sa diaspora.

Besoin de poème
En ces temps de tumulte et de crises répétées, la poésie devient un refuge. Aujourd’hui en Haïti, où l’injustice et l’insécurité semblent peser sur chaque souffle, nous avons plus que jamais besoin de poèmes : de mots qui élèvent, qui apaisent, qui offrent une échappée belle. Ce texte nous rappelle que la poésie est un baume pour l’âme et un souffle de liberté dans un pays qui en a désespérément besoin.

In memoriam
Dans le silence des cœurs meurtris, une étoile s’est éteinte. Monseigneur Joseph Willy Romélus nous a quittés au moment où Haïti avait besoin de ses mains ouvertes, de sa voix douce mais ferme, de son esprit capable de faire vibrer les cordes sensibles de l’âme et d’appeler à l’unité. Son départ laisse un vide immense, mais sa lumière continue de guider ceux qui marchent encore dans les chemins de l’espérance et du bien commun.

22e édition
Le festival Quatre Chemins s’annonce cette année sous les meilleurs auspices. Malgré le contexte sociopolitique délicat, les organisateurs s’engagent à offrir un événement où théâtre, musique et littérature se rencontrent dans une parfaite harmonie. Pour sa 22ᵉ édition, dédiée à la valorisation de nos jeunes talents, le légendaire comédien Daniel Marcelin disposera d’une carte blanche totale. Une occasion rare et précieuse de le retrouver sur scène et de rendre hommage à celui qui, en co-fondant du festival Quatre Chemins, a durablement marqué le paysage culturel haïtien.

La Cayenne Night-Club a vibré le samedi 9 août 2025, à l’occasion de la deuxième édition du Grand Sud Open Dancesport Championship. Cet événement majeur de l’agenda culturel du Sud d’Haïti a, une fois de plus, confirmé son excellence artistique et organisationnelle.

Le 11 novembre 2025 paraîtra en librairie L’obsession du rouge, le nouveau livre de Dany Laferrière, membre de l’Académie française, qui sera publié aux Éditions du Boréal au Canada. Dans ce cinéroman captivant, l’écrivain mêle habilement fiction et réalité pour plonger le lecteur dans un récit intense où s’affrontent la brutalité des gangs et la force intemporelle de l’art.

Besoin de poème
Plongeons au cœur de la nuit du 22 au 23 août 1791, lorsque la liberté éclata comme un volcan à Saint-Domingue. Dans l’ombre des plantations et sous le joug des chaînes, des hommes et des femmes osèrent briser leurs fers, choisir la vie digne et la liberté. Ce poème célèbre leur courage, leur cri intemporel et nous rappelle que chaque être humain a le droit de marcher debout, libre et fier, malgré les ténèbres du présent.

La deuxième édition du Festival du film de Lakaywood, tenue du 15 au 17 août au Cap-Haïtien, a célébré le cinéma haïtien dans toute sa diversité. Projections, rencontres et remises de prix ont mis en lumière des talents locaux et de la diaspora, confirmant Lakaywood comme un tremplin incontournable pour la création et l’innovation dans le septième art haïtien.

La première édition du PODIUM, Projet Oraclash de débat intergénérationnel pour l’unité et la mémoire, a illuminé le Cap-Haïtien. Pendant plusieurs jours, des équipes venues de tout le pays se sont affrontées sur des thèmes sociaux et historiques, mettant en avant intelligence, éloquence et engagement citoyen. Le Cap-Haïtien a été sacré premier champion national, tandis que le festival a également célébré la contribution des femmes au débat et à la formation intellectuelle.

La 4e édition du festival Livres au féminin, qui s’est tenue du 20 au 26 juillet dans le Nord d’Haïti, a mis en lumière les voix féminines haïtiennes à travers lectures, conférences et ateliers. Organisé par l’OEFE autour du thème « Résistance et Réinvention », l’événement a célébré créativité et engagement tout en soulignant quelques défis logistiques et de communication à relever pour les prochaines éditions.

L’Hostellerie du Roi Christophe a vibré, jeudi 14 août, au rythme de la 5ᵉ édition de la Cap-Haïtien Fashion Week. Sur le thème « Haïti entre haute couture et carnaval », soixante mannequins et huit créateurs haïtiens ont offert un spectacle haut en couleur, confirmant la place du Cap-Haïtien comme vitrine de la mode et de la créativité locale.

Dans la nuit du 22 au 23 août 1791, la colonie de Saint-Domingue, joyau économique de l’empire français, fut le théâtre d’un soulèvement sans précédent. Des milliers d’esclaves, longtemps réduits au silence et à l’ombre du Code Noir, osèrent défier l’ordre colonial et proclamer leur liberté. De cette insurrection naquit la Révolution haïtienne, un bouleversement historique qui ébranla le système esclavagiste mondial et démontra que même les peuples les plus opprimés peuvent écrire leur propre destin.

Le Kolektif Fotograf Ayisyen (Collectif des photographes haïtiens) a clôturé, le mardi 19 août, à l’occasion de la Journée internationale de la photographie, la première édition de son festival Imayiti Festifoto, avec une exposition organisée dans les jardins de la Bibliothèque Michèle Tardieu, à Pétion-Ville. Cet événement de clôture a marqué la fin d’une semaine riche en activités mêlant conférences-débats, causeries, hommages et formations, mettant à l’honneur la photographie et les photographes ayant marqué l’histoire du photojournalisme haïtien et international.

C’est devant un public diversifié, composé principalement de jeunes créateurs, d’amis proches et de journalistes, que les responsables de C3 Éditions ont remis le Prix Amaranthe 2024 de la poésie à Jephté Estiverne pour son recueil Qu’importe si nos rêves peinent à fleurir, et le prix de la fiction à Thélyson Orélien pour son roman Le rêve de la mer noire. Dans une atmosphère conviviale, empreinte d’émotion, les jurés d’Amaranthe ont remis aux lauréats une plaque d'honneur, un chèque de deux cent mille (200 000) gourdes chacun, ainsi que 500 exemplaires de leurs ouvrages respectivement primés.

D’un certain point de vue, parler de cinéma en Haïti — et plus précisément de ce qui constitue la valeur d’un « bon film » — revient la plupart du temps à passer pour quelqu’un n’ayant pas toute sa ra…

La ville de Montréal s’apprête à accueillir la première édition du Festival de photographie et d’art contemporain. Portée par la jeune association Tokay, cette manifestation culturelle et artistique ambitieuse a pour objectif de mettre en lumière la richesse culturelle et la diversité des regards artistiques à travers l’image. Selon les organisateurs, cet événement pluridisciplinaire, qui se déroulera du 29 au 31 août 2025, s’engage à valoriser la photographie contemporaine. La directrice artistique du festival, Phalonne Pierre Louis, fait le point sur cette édition inaugurale.

Portrait
À l’occasion des 70 ans du compas direct, la station Magik9 a offert au public une série d’émissions mémorables, animées par le journaliste Roberson Alphonse. De Boston, où l’exil m’a conduit, j’ai suivi ces instants de grâce qui ont ravivé en moi la flamme d’Haïti. Ce récit est une double gratitude : envers la radio qui a ouvert ce lieu de mémoire et de partage, et envers la voix qui a su porter, au-delà des frontières, l’âme musicale de notre pays.